Joe Biden refuse l’envoi de troupes américaines en Haïti

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L’administration américaine a rejeté l’idée d’envoyer des troupes américaines en Haïti pour faire face à la situation actuelle, selon le Miami Herald, citant un responsable du Conseil National de Sécurité de la Maison Blanche. Joe Biden reste ferme malgré l’appel des Haïtiens alors que la crise s’intensifie.

Les gangs armés, se rassemblant sous le nom de « Vivre Ensemble », ont lancé des attaques ciblées ces derniers jours contre le principal port maritime, la prison civile de Port-au-Prince, et ont proféré des menaces contre l’aéroport international Toussaint Louverture, selon un responsable de la Maison Blanche cité par un journal américain. Cette décision intervient après 72 heures de communication intense entre les diplomates américains et haïtiens, évoquant la possibilité d’un déploiement d’urgence des forces spéciales américaines, par crainte que la mission de sécurité internationale planifiée de longue date et dirigée par le Kenya ne soit pas prête à temps.

Le responsable du Conseil national de sécurité a déclaré : « Les États-Unis n’envoient pas de troupes américaines en Haïti pour soutenir les opérations de sécurité de la police nationale haïtienne. Nous mobilisons de toute urgence tout le soutien possible, et la communauté internationale est également mobilisée pour aider à rétablir la sécurité dans l’intérêt de la population ».

La Maison Blanche s’efforce d’accélérer le déploiement de la force dirigée par le Kenya. « Nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour fournir un soutien immédiat à la police nationale haïtienne et accélérer le déploiement de la mission multinationale de soutien à la sécurité, qui aidera à rétablir la sécurité de toute urgence. La violence ne fait qu’entraver une transition démocratique tout en détruisant et perturbant la vie de milliers de personnes », a souligné ce haut cadre américain.

Parallèlement, l’ex ambassadeur américain en Haïti, James Foley, insiste sur l’envoi d’une force limitée à Port-au-Prince afin d’éviter une faillite totale de l’État haïtien, a commenté James Foley.

Marvens Pierre

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