La société civile doit piloter la transition suggère un spécialiste

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Le sociologue M. Frédéric Boisrond est sceptique sur les chances de succès du nouveau format de gouvernance. Il estime peu probable que les membres de la classe politique, incapables de trouver un consensus pendanr plusieurs années, puissent gouverner ensemble.
Il regrette l’application de cette formule imposée par la communauté internationale.
C’est une entente surréaliste,  juge M. Boisrond faisant valoir que les acteurs politiques d’aucun pays ne pourraient gouverner ensemble. Tenant compte des difficultés récurrentes pour que le Chef dr l’Etat collabore avec le Premier Ministre, M. Boisrond ne croit pas possible une cohabitation entre 7 membres d’un conseil présidentiel. 
De plus il s’indigne de la possibilité pour certains acteurs, poursuivis par la justice, de désigner des représentants au sein du conseil.  Il fait allusion notamment au dirigeant de EDE, M. Claude Joseph et à l’ex sénateur élu Guy Philippe.
À son avis l’interdiction aux membres du conseil de participer aux élections ne constitue pas une restriction suffisante.
Intervenant au journal du matin de radio Métropole, M. Boisrond a noté que les ambassadeurs du Canada à l’Onu et à Port-au-Prince ont publiquement évoqué des doutes sur l’efficacité de ce format. Le sociologue plaide pour que de préférence des représentants de la société civile siègent au sein du conseil Présidentiel de Transition.
LLM / radio Métropole Haïti

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