La veuve de Jean Dominique mécontente du traitement accordé par la police à la tentative d’assassinat sur sa personne

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Environ une semaine après l’attentat manqué contre la directrice de l’information à Radio Inter , Michèle Montas , le soir de la Noël ,le 25 décembre 2002, la police n’a pas encore procédé à des arrestations dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’un de ses agents de sécurité Maxime Séïde . Dans une interview accordée à Radio Métropole,le lundi 30 décembre 2002, la veuve de Jean Léopold Dominique affirme ne pas apprécier la banalisation de l’évènement par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Le responsable de la DCPJ , Jeannot François , fait état de possible règlement de comptes pour tenter d’expliquer le meurtre de l’agent de sécurité. Pour Michèle Montas , c’est une insulte à la mémoire de ce jeune homme “ consciencieux et courageux “ . De plus , la journaliste estime que le responsible policier a tiré des conclusions hâtives. Mme Montas fait remarquer que 24 heures après l’attaque M. François parlait déjà de règlement de comptes et affirme ne pas comprendre qu’il ait délégué un enquêteur auprès d’elle 48 heures plus tard . La directrice de l’information de Radio Haiti poursuit que la police risque de faciliter la tâche à ses agresseurs potentiels en exhibant la carte de son lieu de domicile au cours d’un point de presse . Interrogée sur le scepticisme manifesté par les parents de Maxime Séïde en ce qui a trait à la distribution de la justice , Michèle Montas a souligné que la quête de la justice avant tout est un combat qu’il faut mener et remporter. Elle a réaffirmé sa détermination à obtenir justice pour son mari assassiné le 3 avril 2000 , le journaliste Jean Dominique et Maxime Séide . Le mercredi 25 décembre dernier , Michèle Montas venait de rentrer quand deux (2) individus armés ont ouvert le feu sur sa résidence de à Pétion-Ville . Dans la foulée , un de ses deux (2) agents de sécurité a été tué de plusieurs balles.