Le déclin des raras haïtiens

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Les raras sont plutôt rares en cette période de carême 2022.
Des foules animées par des musiciens effectuent de longs parcours la nuit durant les semaines précédant la fête de pâques.


Les raras dans plusieurs villes notamment Léogane et Petite Rivière de l’artibonite sont l’occasion de grandes réjouissances.
La pandémie du Covid n’avait pas perturbé ces rassemblements populaires en 2021.


Cependant les jeunes ne sont plus intéressés à ces activités qui sont à la fois culturelles et religieuses.
Les raras à l’origine durant la période de l’indépendance étaient des commandos de société secrète. Ils sont structurés comme les régiments avec un général, un colonel etc.
Les attaques étaient militaire et spirituelle.


Contrairement aux groupes dénommées chanm poela ou shanpoel, les raras ont également une fonction de divertissement.
Toutefois leur aspect spirituel reste intact puisque chaque rara vient d’un lakou qui a ses propres lwas et son demanbré.


De plus avant chaque sortie les membres du rara invoquent les lwas ou esprits pour réclamer protection.


Les festivités des raras ont lieu du vendredi Saint au dimanche Pâques. Des dépenses énormes sont consenties par les sponsors, des haïtiens de la diaspora, pour notamment la confection de vêtements spéciaux.

LLM / radio Métropole Haïti