Le Parquet accusé de divulguer les actes judiciaires

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C’est une accusation très grave, le président de l’Association des greffiers, M. Martin Ené, accuse les parquetiers d’être responsables de la majorité des fuites des actes de procédure judiciaire sur les réseaux sociaux. Reconnaissant qu’en certaines occasions des huissiers ou greffiers dans les chambres d’instruction peuvent divulguer ces informations confidentielles,  M. Ene croit que les parquetiers ont une propension à protéger des membres ou des proches de l’exécutif.
Même le chef du Parquet de la capitale n’est pas exempt des accusations du président du syndicat des greffiers. Interrogé sur les motivations de ces fonctionnaires,  M. Ene soutient que plusieurs fonctionnaires du parquet ne sont pas des commis redevables par devant la loi. À son avis le ministère de la justice s’est évertué à embaucher des professionnels en les affublant de n’importe quel titre tel professionel administratif ou senior.
Le juriste critique vertement les autorités gouvernementales en charge de l’administration du système judiciaire qualifiant le Parquet de grand marché public de la croix des Bossales.
Les dossiers traités dans une chambre d’instruction sont pris en charge par le juge, un greffier, un huissier  et une secrétaire.
Les fuites ont lieu lors de la transmission des correspondances au Parquet,  chargé de les acheminer aux personnes concernées. Le Parquet serait le laboratoire à scandale de la justice haïtienne.
Toutefois le juge M. Martel Jean Claude,  met en garde contre cette pratique faisant valoir qu’elle est condamnée par la loi.  Les outils technologiques  peuvent aider à retracer l’auteur de la fuite,  prévient il.
Seul le destinataire de la correspondance du juge peut impunément diffuser ce document sur les réseaux sociaux. LLM / radio Métropole Haïti

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