Le premier ministre Alexis sort vainqueur de son affrontement avec les députés interpellateurs

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Les 8 députés interpellateurs n’ont pas été en mesure de convaincre un seul de leur collègue de la nécessité de renvoyer le premier ministre Jacques Edouard Alexis.Frustrés et déçus les 8 députés interpellateurs ont, après la séance, pris la poudre d’escampette afin d’échapper aux journalistes. L’éloquence de Joseph Isidor Mercier (RDNP), les mises au point de Acluche Louis Jeune (OPL) et les complaintes de Fritz Gerald Bourjolly (Fusion) n’ont pas séduit les élus.On notera que 13 d’entre eux, en s’abstenant de voter, ont exprimé leur insatisfaction face aux arguments présentés par les députés interpellateurs et le premier ministre. 75 % des députés présents à la séance ont voté pour le maintien du premier ministre Alexis, qu’il ne faut pas confondre avec le maintien de l’équipe en place. Le député Steven Benoît (Lespwa) et ses collègues réclament un remaniement ministériel afin de dynamiser l’équipe gouvernementale. M. Benoît soutient que c’est le pays et non le premier ministre qui a gagné avec ce vote de confiance. » Nous les 21 députés de Lespwa continuerons à faire pression sur le gouvernement en raison de la cherté de la vie », dit-il précisant que tous les députés veulent défendre les intérêts de la population.Le député Gasner Douze appuie la démarche du député Benoît soulignant que le vote de confiance doit conduire à la mise en place d’une équipe plus dynamique.Selon le député Douze le gouvernement pourra être interpellé à nouveaux si des résultats probants ne sont pas obtenus. Lors de la séance d’interpellation, le premier ministre Alexis a bénéficié de l’appui de plus de 75 % des députés à l’intérieur du palais législatif et d’une cohorte de manifestants à l’extérieur du bâtiment. Ces manifestants tout en lançant des propos menaçants contre les parlementaires ont réaffirmé leur appui à « Jacques Edouard Alexis, le seul capable de résoudre le problème de la vie chère ».Portant des T-shirts à l’effigie du premier ministre, ces manifestants se déclarent également des supporteurs de René Préval. Avant de s’engouffrer dans son véhicule, à l’issue de la séance, Jacques Edouard Alexis, s’est rendu sur la place de l’ONU pour saluer et remercier le petit groupe d’irréductibles manifestants qui avait attendu la fin de la séance d’interpellation.