« Le travail à faire est immense » , concède le gouvernement après la publication du rapport 2002 du PNUD

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Le gouvernement a réservé un accueil plutôt serein au rapport 2002 du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) sur le développement humain. Ce document met à nu les difficultés socio-économiques d’Haïti provoquant un recul dans le classement mondial des pays. De la 134ème place en 2001, le pays est tombé à la 146ème en 2002. 146 ème place sur 173 dans le classement mondial sur le développement humain et sur l’échelle de la pauvreté humaine, Haïti est à la 71ème place, soit 42% de gens vivant dans une situation de pauvreté. Le chargé du bureau du PNUD en Haïti, Julio Greco, parle d’indices susceptibles d’être sensiblement améliorés. Mais Haïti se trouve dans une situation difficile d’atteindre les objectifs fixés lors du sommet du millénaire en septembre 2000. Il s’agissait d’ici 2015 de réduire de moitié la faim, de garantir l’accès à l’éducation primaire, de mettre fin à la disparité entre les hommes et les femmes, traiter la mortalité infantile et donner l’accès à l’eau potable. Pour Julio Grieco, la pauvreté et la mortalité infantile sont les deux facteurs de blocage à cette fin. Ce rapport axé sur la gouvernance et baptisé “ approfondir la démocratie dans un monde fragmenté” n’est pas contesté par le gouvernement haïtien. Yvon Neptune, le premier ministre, a même exprimé à demi-mot sa déception devant le classement d’Haïti. « Ces chiffres sont sans appel et nous montrent l’immensité du travail à faire », a-t-il dit. Toutefois, pour le ministre de l’Intérieur, Jocelerme Privert, il y a eu quand même du progrès en 2002. M. Privert dit noter qu’Haïti a progressé de six (6) marges sur l’échelle des valeurs de développement par rapport à 2001 où le pays était classé 134ème sur 162. Le ministre a fait l’éloge du gouvernement Lavalas en ce qui a trait aux efforts déployés dans la perspective de la bonne gouvernance. Lors d’un discours fleuve sur le concept de la gouvernance, il a particulièrement noté les mises en place qui se font actuellement en vue de la décentralisation de l’autorité de l’Etat. M. Privert a parlé de la nécessité de donner plus de pouvoir aux élus locaux. Haiti vient d’intégrer la Communauté Caraibe (CARICOM)comme 15 ème membre. Depuis la publication du rapport du PNUD , il y a plus de dix (10) ans, Haiti demeure dans la catégorie des pays à faible développement humain tandis que ses partenaires de la CARICOM se retrouvent dans les tranches « pays à développement humain élevé » et « à développement humain moyen ».

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