Les étudiants grévistes posent des conditions avant de mettre fin à leur mouvement au Rectorat

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Les étudiants membres du Comité Inter-Faculté (CIF) qui occupent les locaux du Rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) sont à leur septième journée de grève de la faim. Le CIF se réjouit de la décision du gouvernement de dissoudre le conseil exécutif de l’UEH mais veut davantage. Le limogeage de Pierre Marie Paquiot et la caducité de l’actuel conseil est à leurs yeux une manche de gagner mais la bataille est loin de se terminer. Aujourd’hui, la préocupation des grévistes est la constitution du conseil de gestion appelé a gérer l’UEH. Le CIF de Prince Guichard exige une commission représentative constituée de professeurs de l’université , de personnes honnêtes engagées dans la lutte pour l’autonomie . Une fois cette revendication satisfaite , les étudiants grévistes accepteraient l’idée de lever le siège du Rectorat mais pas n’importe comment, souligne M. Prince . Pour ce dernier , il faut le constat d’un juge de paix car les étudiants , selon lui , vont sortir sans effraction et surtout il faut de la sécurité pour le mouvement estudiantin . Dans ce bras de fer qui les opposent au conseil de gestion de l’Université d’Etat d’Haiti , les étudiants grévistes vont de victoire en victoire . Le Mercredi 24 juillet, ils investissent les locaux du Rectorat sans être inquiétés, deux (2) jours plus tard ils arrivent à boycotter le deuxième tour des élections à la tête de l’université, le même jour le Tribunal des Référés prend une décision en leur faveur et 24 heures plus tard c’est le ministre de l’éducation nationale , Myrtho Célestin Saurel, qui, dans un communiqué, annonce la caducité de l’actuel conseil . Comment les grévistes qui disent lutter pour l’autonomie de l’UEH apprécient-ils une telle décision ? Faut–il parler d’ingérence? Prince Guichard croit que non. Le dirigeant du CIF définit l’autonomie par une certaine indépendance dans la gestion administrative et financière mais ceci , selon lui, ne devrait pas empêcher à l’Etat de mettre de  » l’ordre dans le désordre » .

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