Les financeurs des gangs sont pris à leur propre piège affirme un spécialiste

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Les financeurs des gangs sont devenus leur victimes, analyse le spécialiste en sécurité James Boyard. Les chefs de gangs, qui sont devenus millionnaires, sont très puissants et ont obtenu leur autonomie, confie t-il.
Le professeur Boyard explique que les gangs ont acquis leur autonomie au dépend des acteurs politiques et économiques. Ces acteurs, qui ont pris les gangs sous leurs ailes pendant plusieurs années, sont pris à leur propre piège.
L’assaut contre des quartiers, à situation avantageuse tels Laboule et Thomassin, est la preuve éclatante de cette nouvelle donne. Les gangs contrôlent tous les types de quartiers qu’ils soient précaires, en transition ou huppés.
Les membres de la classe moyenne et de la bourgeoisie sont directement impactés par la terreur des gangs.
Intervenant à l’émission le Point de Télé Métropole, le professeur Boyard a fait valoir qu’en raison de l’extension des gangs, l’implication d’une force étrangère est obligatoire pour rétablir l’ordre. C’est le laxisme des autorités qui est à la base de la détérioration de la situation.
M. Boyard estime que les forces nationales doivent s’activer et ne pas attendre l’arrivée de troupes étrangères.
Interrogé sur un glissement vers la guerre civile, le spécialiste a écarté ce risque. Il s’agit de préférence d’une guerre contre les civils, a t-il martelé attirant l’attention sur la violence prédatrice des gangs. Les gangs n’exercent pas la violence dans le cadre d’une idéologie de libération nationale, commente M. Boyard. Leur action visent à anéantir la population, dit-il rappelant que 2500 cas de kidnaping et 5000 homicides ont été recensés en 2023.
LLM / radio Métropole Haïti

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