Les madan Sara décapitalisées

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De nombreux commerçants du secteur informel sont decapitalisés à cause de la crise sécuritaire.
Les marchandes de produits alimentaires locaux, dénommées, en créole Madan Sara, figurent parmi les principales victimes du blocus de Martissant imposé par les gangs Village de Dieu et Grand Ravine.


Une responsable d’association de marchandes explique que ces entrepreneures ne peuvent rembourser les dettes auprès des créanciers. Les marchandises ne peuvent être acheminées au marché de la Croix des Bossales, principal centre commercial du pays.


Les madan sara sont contraintes de vendre leurs produits sur des marchés publics secondaires notamment à Carrefour.
En outre de grandes quantités de légumes sont régulièrement jetées en raison des blocus des gangs armés.


Le secteur informel représente plus de 65% des activités économiques, relate certaines statistiques.
Les madan Sara constituent la liaison entre les producteurs des régions reculées et les commerçants des centres urbains.


En plus des gangs armés la pénurie de carburant, liée au marché noir, provoque une forte hausse des tarifs du transport en commun.
Les prix ont été multipliés par 5 dans certaines régions.


Les commerçants appellent les autorité à adopter des dispositions urgentes pour rétablir un climat sécuritaire indispensable aux activités économiques.

LLM / Métropole Haïti

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