Les partisans d’Aristide empêchent, une fois de plus, la tenue d’une manifestation anti-gouvernementale …

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Les membres d’Organisations Populaires (OP) Lavalas ont de nouveau appliqué la méthode « étau bouclier » contre les opposants au Président Jean Bertrand Aristide . Sous le regard complaisant de la police qui a même fait usage de bâton contre les manifestants , les OP ont violemment dispersé une marche pacifique des étudiants à Port-au-Prince , le vendrdi 28 novembre 2003 en faisant plusieurs blessés . Ils ont attenté à la vie de plusieurs étudiants qui manifestaient au Champ de Mars dans le cadre de la mobilisation déclenchée par la FEUH pour obtenir le départ du président Aristide. Dorival Dieulifète, un étudiant de la Faculté d’Ethnologie, a reçu plusieurs coups de pique et de couteau à la tête. Des membres d’OP lavalas, on ne peut plus endiablés, voulaient même lui arracher le crâne en présence de plusieurs policiers. Transporté d’urgence à l’hôpital de l’université d’état d’Haïti par des agents de l’ordre, Dorival Dieulifète respirait à peine. Les membres de la FEUH sont restés abasourdis face à la violence avec laquelle des partisans de Jean Bertrand Aristide ont morcelé le crâne de leur camarade. Les membres d’OP lavalas ont également fait usage de frondes pour lancer des pierres et des billes sur les protestataires blessant plusieurs d’entre eux. L’un des porte-parole de la FEUH, Hervé Saintilus, a dénoncé ces agressions. Outre les objets pointus et les lance-pierre, les partisans du pouvoir ont fait usage de feuilles vulgairement appelées “pwa grate”. Les policiers n’avaient pas besoin d’utiliser leur stock de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Malgré la volonté farouche des membres d’OP lavalas pour écraser toute manifestation anti-Aristide, les étudiants se déclarent déterminés à aller jusqu’au bout c’est-à-dire obtenir le départ du Président Jean Bertrand Aristide.