Profession : « Chimères » …

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Les zélés partisans du Pouvoir Lavalas communément appelés « chimères » ont à nouveau usé de la violence pour défendre la présidence de Jean Bertrand Aristide et mater une manifestation des étudiants à Port-au-Prince , le vendredi 28 novembre 2003 . A l’instar de leurs devanciers, attachés ou membres du FRAPH , les « chimères », recrutés dans les quartiers populaires, ont pour boussole la violence. Toutefois, ceux de la génération 2000 semblent beaucoup plus imaginatifs . Etre intrépide ne suffit pas pour être « chimère ». On ne saurait l’être sans être efficace. De fait, avoir des idées créatrices pour la drôle de besogne est un atout majeur. L’arme à feu peut faire l’objet de tant de scandales qu’un « chimère Lavalas » peut recourir à d’autrtes méthodes, d’autres procédés. Tout a commencé par la violence sur les véhicules, on apprend à casser les vitres, on doit aussi se révéler maître dans l’art d’entreposer des barricades. En avril et mai 2000, première expérience à Petit-Goâve et au Champ de Mars, à ce moment, les OP Lavalas qui s’opposaient à des manifestants hostiles au régime ont lancé des sachets d’urine sur les opposants et là encore, les OP agissaient en toute impunité. Puis, en ayant droit, ils s’opposent à toute manifestation qui va dans le sens contraire à leurs intérets immédiats. De l’urine, ils passent au fouet, la fameuse « rigouaz » ou rigoureuse. Tandis que le gouvernement s’active à ce que l’on ne fouette plus les enfants à l’école , sous la houlette de Amiot Métayer , des membres de « l’Armée Cannibale » ont fouetté des membres de l’Opposition aux Gonaïves, les chimères de Port-au-Prince allaient répéter l’expérience le 3 décembre 2002. A l’époque, les « chimères » armés ont exigé que les opposants crient vive Aristide. Mais, le vendredi 28 novembre 2003, pour contrecarrer la manifestation des étudiants, ils ont encore innové en faisant usage de plantes ayant la vertu de provoquer une forte irritation de la peau (gratèl) : le fameux « pwa grate ». Et ce n’est pas tout, ils ont également fait travailler leur méninge pour recourir à la fronde (fistibal). Sorte de lance pierre qui peut blesser voire tuer à distance. Voilà les nouveaux procédés des membres d’Organisations Populaires (OP) Lavalas. A la faveur d’une Police passive et qui, parfois, les encadre, les « chimères » Lavalas mettant à l’épreuve toute leur invention car il s’agit à tout prix de défendre le mandat présidentiel de 5 ans de Jean Bertrand Aristide. Ces « chimères » semblent aidés, guidés par un génie, celui du mal bien entendu. Faut-il souligner que ces méthodes sont destinées à l’agression physique des opposants. D’autres agressions psychologiques sont également en cours d’expérimentation. Les Port-au-Princiens ont été choqués ces derniers jours de constater des têtes coupées ça et là . Dieu seul sait à quelle étape ils vont passer face à la mobilisation de l’Opposition qui n’entend pas démordre.