Nouvelle journée de mobilisation des habitants du Fort National

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La population de ce quartier populaire de Port-au-Prince a accordé 72 heures au chef de l’Etat pour satisfaire ses revendications axées sur de meilleures conditions de vie. Les riverains qui ont annoncé une trêve dénoncent le parti pris dans le recrutement permanent organisé par la Police Nationale d’Haiti (PNH). La méthode de recrutement permanent des aspirants policiers par les responsables de la Police Nationale d’Haïti (PNH) est très critiquée par des membres d’Organisations Populaires (OP) du quartier du Fort National par le bias des délégués de Port-au-Prince. Les autorités de la PNH auraient admis le dimanche 24 février 2002 à l’Académie de Police des individus en dehors des principes établis au détriment de postulants déjà agrées dont des jeunes du Fort National, selon les représentants de ce quartier. Ces derniers critiquent également les autorités gouvernementales pour la mise à l’écart des habitants de ce quartier populeux qui se considèrent comme des lavalassiens authentiques. Les membres d’OP du Fort National demandent au chef de l’Etat de prendre en compte leurs revendications et lui donnent un ultimatum expirant à la fin de la semaine est accordé au président Jean Bertrand Aristide pour rentrer en pourparlers avec eux sinon la mobilisation sera relancée. Ces partisans du régime Lavalas en ont profité pour lancer une mise en garde à l’un des porte-parole de la présidence Jacques Maurice qui tenterait, à leur avis , de discréditer les Organisations Populaires. Le lundi 25 février, des membres d’OP du Fort National avaient dressé des pneus enflammés dans certains quartiers de la zone pour dénoncer, disent-ils, le parti pris des autorités policières dans le recrutement de certains aspirants. Le bureau de presse de la présidence avait à l’occasion inscrit les troubles enregistrés à Port-au-Prince et des Gonaïves dans un plan de destabilisation du pays. Le mardi 26 février, les OP du Fort National ont déclaré observer une trève de quelques jours à l’occasion des funérailles du député des Gonaïves, Marc André Dirogène.

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