Plus de 150 000 déplacés vivent dans la précarité

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Entre 150 000 et 180 000 personnes sont déplacées sur l’ensemble du territoire haïtien en raison de la violence des gangs, selon une estimation de la Direction de la Protection Civile (DPC), l’organisme chargé de coordonner l’aide humanitaire aux déplacés.

Le directeur de la Protection Civile, le Dr. Jerry Chandeler, a indiqué que plus de 28 000 d’entre eux se trouvent dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Cependant, ces statistiques ne semblent pas inclure les habitants de Mariani, où des milliers de personnes fuient actuellement ce quartier au sud de Carrefour.

Au cours des deux dernières années, de nombreux autres quartiers, tels que Carrefour Feuilles, Solino, Torcel, Martissant, et Cité Soleil, ont également été attaqués par les bandits.

Le Dr. Chandeler reconnaît que la situation des déplacés est très difficile dans les sites d’hébergement. La promiscuité et l’insalubrité peuvent provoquer des maladies hydriques, comme le choléra, dans ces espaces inadaptés à accueillir des centaines de personnes.

Avec le soutien de l’OIM, la Protection Civile apporte une aide aux familles d’accueil qui ont pris en charge des déplacés. Les contributions du PAM, du FAES, de la CAS et d’autres partenaires permettent de distribuer des repas chauds à plus de 18 000 déplacés. Cependant, les fonds disponibles ne permettent pas de prendre en charge toutes les victimes.

La Protection Civile espère obtenir davantage de ressources pour encourager les volontaires indispensables dans l’assistance aux déplacés.

LLM / Radio Métropole Haïti

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