Port-au-Prince,  un vrai capharnaüm

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People walk on the deserted road ahead of gang shootings in downtown in Port-au-Prince, on December 20, 2019. (Photo by CHANDAN KHANNA / AFP)

La capitale haïtienne est sous le contrôle des gangs. De nombreux bâtiments ont été détruits,  pillés et vandalisés par les bandits. Des dizaines de cadavres jonchaient les artères centre de Port-au-Prince jusqu’à ce matin.
L’attaque spectaculaire contre le Pénitencier national reste la plus grande offensive des bandits. Près de 4 000 détenus,  notamment des criminels redoutables, ont pu prendre la fuite.  Ils se sont réfugiés à Village de Dieu et à Grand Ravine en majorité.
Ceux qui sont restés étaient malades ou n’avaient nulle part où aller.
C’est le cas notamment des mercenaires colombiens, accusés d’implication dans l’assassinat du président Jovenel Moïse. L’ex président de la chambre des députés,  M. Cholzer Chancy, a également choisi de rester dans sa cellule.
24 heures plus tard ce fut le tour de la prison civile de la Croix des Bouquets. Les 1 030 détenus qui s’y trouvaient ont pris la fuite a confié une source proche de l’administration pénitentiaire à radio Métropole.

Pour tenter de ramener l’ordre le gouvernement a instauré l’état d’urgence pour 72 heures. Le Premier ministre M. Ariel Henry, en voyage à l’étranger,  veut reprendre les commandes au plus tôt. Il pourrait rejoindre Haïti à partir de l’aéroport du Cap Haïtien en raison de l’annulation de plusieurs vols sur Port-au-Prince.

LLM / radio Métropole Haïti

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