Un ancien ministre dénonce la passivité du gouvernement

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L’ex ministre de la justice, M. Lucmane Delille, accrédite la thèse d’un vaste complot ayant abouti à l’assassinat du président Jovenel Moïse.
Il estime après maintes réflexions que des gens sont parvenues à l’écarter du ministère de la justice afin d’avoir les coudées franches.
J’avais un service de renseignement et il serait très difficile que je ne sois pas informé, dit-il.


M. Delille dénonce l’hypocrisie des organismes de défense des droits humains qui avaient crié au scandale et empêché une grande offensive contre le gang de village de Dieu.
M. Delille soutient qu’il faut comparer les crimes atroces perpétrés par les bandits depuis son limogeage et son intervention au village de Dieu.


Il révèle que sa stratégie consistant à barricader le village de Dieu avait porté fruit.
Un seul cas d’enlèvement avait été enregistré et les forces de l’ordre avaient ensuite appréhendé les auteurs du kidnapping.


Il soutient qu’il avait obtenu des résultats probants en tant que chef du parquet et garde des sceaux parce qu’il avait établi un climat de confiance avec les forces de l’ordre.
Les policiers savaient que je n’avais aucun contact avec les bandits, a t-il laissé entendre.


Interrogé sur la passivité des forces de l’ordre ces dernières semaines, M. Delille a expliqué que la complicité entre les autorités et les gangs affaiblisse l’institution policière.
Il juge que les ressources financières et matérielles sont indispensables pour que la police soit efficace.

LLM / radio Métropole Haïti